Le Réseau

Cursus Bachelor en Ingénierie du Réseau Figure®

Enjeux et déploiement

L’assemblée générale du Réseau Figure® (Formation à l’InGénierie par des Universités de REcherche) a lancé le 14 mai 2020 le Cursus Bachelor en Ingénierie (CBI) en adoptant le cadrage de la formation et le référentiel d’évaluation de la qualité des programmes.

Dans le même mouvement, une étude avait été diligentée afin de spécifier l’environnement économique et social dans lequel devaient s’insérer ces formations, et d’en déduire des recommandations sur la structure des formations et de leurs modalités de pilotage.

Les conclusions de cette étude, réalisée par Laurent Carraro, sont désormais disponibles. Elles sont destinées au Réseau Figure®, dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue, mais également aux enseignants désireux de mettre en place les formations.

 

Un environnement complexe

Les formations professionnalisantes supérieures de niveau bac+2/bac+3 souffrent d’un déficit global d’insertion professionnelle qui constitue un handicap pour le développement économique du pays.

Les raisons qui conduisent à un tel constat sont multiples et souvent corrélées : attractivité du niveau master auprès des jeunes et des familles, dépendance forte du parcours professionnel à la formation initiale, insuffisances de la formation professionnelle, faible mobilité des personnes de niveau de qualification intermédiaire vers le statut cadre, etc.

Pourtant, si l’on veut résumer l’un des messages de l’étude, l’économie a besoin de davantage de techniciens pour se développer alors que le système éducatif forme davantage de titulaires de niveau M, tout simplement parce que les diplômés de niveau L poursuivent majoritairement leurs études.

 

Une démarche ouverte

Compte tenu d’un tel contexte, et de la conviction que tenter de traiter des problèmes de cette envergure nécessite de sortir nettement du monde académique, l’étude a consisté, outre la lecture de nombreux rapports, a rencontré des représentants de toutes sortes : institutionnels, syndicats professionnels et syndicats de salariés, acteurs du monde éducatif et de l’emploi, entreprises de toutes tailles.

Le panel est resté limité, mais les messages ont été si cohérents qu’il n’a pas semblé nécessaire de l’élargir.

 

Des recommandations de deux types

L’une des conclusions apportées est que, au-delà des textes réglementaires, les attendus d’une formation professionnalisante de niveau L ne peuvent qu’être fort différents de ceux d’une formation analogue de niveau M. En particulier ce n’est pas seulement le produit formation qui importe, mais surtout et avant tout le processus de construction, de pilotage, de réalisation de la formation qui est l’élément qui déterminera son succès, avec un focus important sur le lien avec le monde économique.

C’est la raison pour laquelle les recommandations faites abordent à la fois ces considérations de pilotage, mais également des réflexions sur la maquette pédagogique.

 

Quelle suite à ces travaux ?

Le Réseau Figure® s’est saisi de ces conclusions, et s’est mis en appui des universités membres pour leur permettre de mettre en œuvre les recommandations faites, en tenant compte des spécificités locales.

La constitution de groupes d’entreprises/branches/OPCO liées intimement et quotidiennement à la formation concernée est un facteur essentiel de succès, qui permettra d’assurer une liaison de qualité entre politiques RH des entreprises et évolution des formations, dans un calendrier dicté par les questions posées sur le terrain et non par des considérations institutionnelles.

 

Le résumé opérationnel de l’étude est en libre accès ici : Résumé opérationnel