[weblettre N°5] Workshop OSEC Poitiers 4 et 5 juillet 2018

Lors de ces deux journées, trente participants ont échangé sur les OSEC et plus particulièrement sur l’évaluation des compétences personnelles de l’étudiant. Treize Universités étaient représentées : Reims, Rennes, Cergy Pontoise, Brest, Lille, Orléans, Pau, Bordeaux, Toulouse, Poitiers, La Rochelle, Angers et Besançon.
L’objectif affiché de ces deux journées de travail était de réfléchir aux moyens d’évaluer formellement les compétences relationnelles des étudiants décrites dans le référentiel OSEC du réseau Figure. L’ambition visée était de produire des outils et des recommandations qui doivent permettre d’accompagner les collègues des CMI à conduire ces évaluations.

Il s’agit donc d’évaluer les trois aspects du développement personnel de l’étudiant :
– Prendre des initiatives et faire preuve d’autonomie (Niveau L)
– S’ouvrir à la diversité, des façons d’agir, des cultures, des environnements (Niveau L3, M1)
– Coopérer, se situer dans des interactions (Niveau M1, M2)

En guise de travail préparatoire, nous avons élaboré une grille de compétences sur tous les points évaluables. Cette grille permet de préciser quelles compétences peuvent être évaluées sur une activité donnée, si cette compétence nécessite une formation préalable, quand a lieu l’évaluation, qui évalue et enfin quels sont les éléments factuels qui permettent de conduire cette évaluation. Afin de pouvoir réfléchir sur des cas réels, nous avons travaillé concrètement sur trois activités de mises en situation déployées par des collègues de trois CMI :

– Une AMS disciplinaire – challenge de la physique (Université de Rennes – S. Beaufils)
– Une AMS transverse art et design (Université de Lille – C. Cuingnet)
– Une AMS d’implication citoyenne (Université de Toulouse – JC Pascal)

Chaque atelier devait donc imaginer le processus d’évaluation en fonction de l’activité qui lui était proposée, ce fut le travail de la première journée. La complexité évidente de l’exercice n’a pas permis d’atteindre entièrement les objectifs visés. Néanmoins l’ensemble des restitutions effectuées a montré tout l’intérêt que les collègues ont porté à cet exercice et a mis en évidence, s’il en était encore besoin, la nécessité de disposer d’aides, d’outils, de méthodes pour évaluer les compétences relationnelles des étudiants. Ce besoin a également été explicitement exprimé lors de l’atelier OSEC de l’AG du réseau Figure d’octobre 2018 à l’Université de Cergy Pontoise. De nombreuses questions ont été posées et cela nous a donné l’occasion d’expliciter à nouveau le référentiel et les enjeux auxquels il répond directement, notamment en lien avec les préoccupations et les questionnements des participants. Finalement un petit groupe de travail a repris cette activité le lendemain en parallèle des ateliers sur les stages.


Grille d’évaluation sur les thèmes :
• Autonomie et prise d’initiative (Niveau L)
• S’ouvrir à la diversité, des façons d’agir, des cultures, des environnements… (Niveau L3,M)


Grille d’évaluation sur les thèmes :
• Autonomie et prise d’initiative (Niveau L)
• Coopérer, se situer dans des interactions (Niveau M)

 

L’objectif de la seconde journée consistait donc à travailler sur ces évaluations en lien avec les stages obligatoires du cursus CMI. Chaque groupe devait réfléchir sur un niveau de stage en cohérence avec une compétence relationnelle :
– Stage L1 et évaluation de « Autonomie »
– Stage L3 et évaluation de « S’ouvrir »
– Stage M2 et évaluation de « Interagir et coopérer »
Les questions posées étaient les suivantes :
– Quels sont les indicateurs qui permettent d’évaluer une compétence relationnelle donnée ?
– Quels sont les moyens d’accompagnement de l’étudiant à mettre en œuvre pour qu’il acquière ces compétences ?

Le travail initié lors de cette seconde journée doit se poursuivre à travers un échange, une comparaison et donc une certaine harmonisation des livrets de stage de CMI, cette action pouvant être coordonnée par la commission OSEC.

Parallèlement à cet atelier qui a été mené par trois groupes, les membres de la commission OSEC ainsi que les trois porteurs d’activités ont repris le travail des ateliers de la veille pour tenter d’extraire des indicateurs et des besoins d’accompagnement sur l’Autonomie. Cette méthode de travail est prometteuse et nous en illustrons un exemple ci-dessous :

Prenons le premier point à évaluer :
– Autonomie et initiative
— S’organiser
— Avoir des méthodes de travail
C’est un point qui doit s’évaluer au début du cursus du CMI. Nous partons du principe qu’il n’y a pas de cours sur « Méthodes de travail ». On peut sans doute trouver un MOOC sur le thème s’avoir s’organiser et gérer son temps qui peut présenter une aide pour l’étudiant. Celui-ci sait qu’il va être évalué sur ce point. Nous pensons collectivement qu’un tableau de bord, un journal, un outil de reporting mis à jour régulièrement par l’étudiant pendant le déroulement de son activité est un très bon moyen, pour l’accompagnateur, de le confronter à sa méthode de travail au regard de ce qu’il produit dans son journal de bord. L’accompagnement nécessaire est de lui proposer un outil et de suivre l’évolution de son organisation à différentes étapes de son activité, puis de faire un bilan à l’occasion d’une soutenance par exemple ou d’un entretien individuel. Cette évaluation doit se conduire en parallèle d’une autoévaluation pour que l’étudiant prenne conscience de son évolution et de l’intérêt de développer une (sa) méthode de travail qui va accroître sa performance, sa confiance en lui et donc son autonomie.
Ce travail n’a de sens que s’il est accompagné d’un guide sur la démarche réflexive de l’étudiant. En effet, c’est à l’étudiant d’écrire et de formaliser l’acquisition de ses nouvelles compétences (contexte, évaluation, niveau…). Plusieurs outils peuvent être utilisés. Il n’est pas du ressort de la commission OSEC de prescrire tel ou tel outil mais plutôt de guider les collègues dans la démarche d’accompagnement de l’étudiant pour qu’il puisse renseigner ces outils en ayant parfaitement conscience de ce qu’il fait et de sa progression le long du chemin d’acquisition de compétences. Cependant il semble indispensable de conduire un travail sur le portfolio qui semble être le média le plus adapté au suivi de l’étudiant.

A l’issue de ces journées, nous estimons que les éléments évaluables de la grille « Autonomie » peuvent être explicités sous une forme exploitable pour tous les collègues. Notre objectif est donc de pérenniser les journées OSEC pour continuer ces travaux afin de produire d’une part des livrets de stage et d’autre part des grilles d’évaluation des compétences personnelles des étudiants.

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