[Weblettre N°3] L’extension du modèle CMI-Figure au secteur des services

Le Réseau Figure a entrepris d’étendre le modèle CMI à de nouveaux secteurs d’activité afin de répondre à des attentes spécifiques en matière de formation en ingénierie. Les premières expérimentations sont en cours et l’adaptation du référentiel CMI aux exigences des métiers de l’ingénierie de services fait l’objet d’une large réflexion dans le cadre des groupes thématiques ainsi qu’en concertation avec les porteurs de nouveaux projets de CMI.

L’ingénierie de services : quelles finalités ?

Le développement des nouvelles technologies du numérique justifie la formation d’ingénieurs possédant aussi bien l’intelligence de leur secteur d’activité que l’intelligence numérique. L’ingénierie de services doit s’enraciner dans la recherche et la technologie de manière à rapprocher des connaissances disciplinaires et sectorielles approfondies qui sont désormais nécessaires à la résolution de problèmes complexes devant prendre en compte tant l’humain que la technique. L’enjeu est de faire évoluer modèles, méthodes et moyens en associant à l’intelligence sectorielle des compétences numériques tant en termes de modélisation que de développement d’outils et d’exploitation des données.

 

L’ingénierie de services : quelles composantes ?

Fidèles à l’esprit et aux méthodes inspirant les CMI orientés vers les produits, les composantes de la formation en ingénierie des services sont au nombre de quatre :

  • un socle sectoriel et des enseignements de spécialité donnant une connaissance large et approfondie des savoirs disciplinaires en amont, des spécificités du secteur d’activité ainsi que des compétences associées, les disciplines du socle de spécialité fournissent une base de connaissances communes aux spécialités d’un même secteur d’activité (par exemple, aménagement, développement durable des territoires). Elles traduisent le caractère pluridisciplinaire des métiers visés et sont abordées principalement au cours des premières années du cursus.
    • un socle fondamental qui permet d’acquérir les prérequis nécessaires à l’atteinte des acquis d’apprentissage visés et contribue à développer les capacités d’analyse, de synthèse, de pensée critique et de jugement, etc. Le choix des enseignements se fait en cohérence avec le secteur d’activité. On peut citer les concepts et outils mathématiques, les méthodes de l’histoire, de l’économie, de la sociologie, ou encore de la communication, etc.
  • une formation numérique permettant de contribuer à la production de services innovants qui nécessitent des processus et des architectures logicielles complexes (informatique, traitement des données, outils de modélisation). Le socle numérique est structuré autour de 5 piliers :
    – la culture informatique et la compréhension du monde numérique (limites du calcul numérique, transformation des organisations, business models, relations clients, communication, sécurité, éthique, aspects légaux, etc.)
    – l’analyse de problèmes et les éléments de conception et de programmation (langages de modélisation, algorithmique, programmation orientée vers la compréhension, l’évolution de codes existants, voire le développement d’applications) ;
    – la modélisation/simulation à l’aide d’outils dédiés ;
    – les données (structure, bases de données, collecte, association) ;
    – leur traitement (statistiques, intelligence artificielle, méthodes du big data, etc.).
  • une ouverture sociale, économique et culturelle développant des compétences personnelles, interpersonnelles et professionnelles. Trois axes sont déployés tout au long du cursus :
    – langages de base, langues-cultures étrangères et certification
    – développement personnel et construction du projet professionnel
    – compréhension des environnements professionnels

L’ingénierie de services : quelles filières ?

Au stade actuel, l’expérimentation concerne déjà trois filières de formation :

  • L’ingénierie territoriale :
    – Information spatiale et aménagement, Université de Franche-Comté
    – Modélisation géographique des territoires, Université d’Avignon et des pays du Vaucluse
    – Ingénierie territoriale des espaces littoraux, Université de La Rochelle
    – Ingénierie du tourisme culturel et des territoires, Université de Cergy-Pontoise
  • L’ingénierie économique et financière :
    – Ingénierie économie, finance quantitative et statistique, Université Paris II Panthéon-Assas.
    – Ingénierie financière, Université de Cergy-Pontoise
    • L’ingénierie de l’édition et des media numériques :
    – Ingénierie en histoire et multimédia, Université d’Avignon et des pays du Vaucluse
  • L’ingénierie de l’information-communication :
    – Ingénierie en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Franche-Comté

Parmi les filières qui peuvent à terme s’inscrire dans le modèle proposé, citons : Gestion ; Transport et mobilité ; Immobilier et patrimoine ; Commerce ; Commerce international ; Ressources humaines ; Assurance ; Banque ; Économie ; Contrôle de gestion ; Communication et marketing ; etc.

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