Observatoire de la Vie Etudiante (OVE)

Depuis 2012, le réseau FiGuRE a mis en place 102 cursus de master en ingénierie dans 25 universités. Si la dynamique des établissements et des enseignants-chercheurs qui portent ces formations est acquise, la notoriété et donc l’attractivité des formations, le niveau de recrutement des étudiants, ainsi que la taille des promotions restent à renforcer.

Le réseau doit pouvoir affiner sa politique nationale et locale de recrutement en la basant sur des analyses de données exhaustives et précises. C’est pourquoi le réseau FiGuRE s’est doté d’un observatoire de la vie étudiante (OVE), lequel, depuis sa mise en place, début 2017, s’est attelé à collecter et à traiter l’information nécessaire afin de dresser une première cartographie des étudiants. Plusieurs résultats sont d’ores et déjà disponibles. On sait par exemple que l’effectif moyen des premières années de CMI est de 10,4 étudiants avec des spécialités faisant mieux et qui semblent donc être plus attractives et d’autres, accueillant moins d’étudiants. On sait également, et c’est heureux, que les CMIs les plus attractifs le sont indépendamment de leur région d’implantation. Ainsi, trouve-ton des effectifs en L1 supérieurs à la moyenne aussi bien en île de France qu’en province.

Un autre exemple de résultats a trait à la composition sociodémographique de nos CMIs. Par certains aspects, nos étudiants semblent très comparables à la population estudiantine des universités françaises. C’est par exemple le cas s’agissant des bourses, 34,5% de nos étudiants en 2016 étant boursiers quand la moyenne nationale était de 34,7%. Par d’autres aspects, nos étudiants semblent se distinguer des autres. Ainsi, quand le taux de féminité dans les universités françaises était de 56,8% en 2016, il n’était que de 42,2% dans les CMIs.

Ces résultats et d’autres encore nous fournissent donc une image de notre réseau 5 ans après sa naissance, image qui met en évidence aussi bien les prouesses réalisées que les faiblesses à corriger et les difficultés à surmonter. En tous cas, elle invite l’OVE à davantage d’ambition que la simple production de statistiques descriptives sur des données sommaires.
Un premier défi à relever est celui de l’identification des déterminants de l’attractivité de l’offre de formations du réseau, déterminants qui doivent être appréhendés à divers niveaux : Comment faciliter la rencontre entre le modèle CMI que nous offrons et les bacheliers demandeurs de ce modèle ? Quelles sont les attentes de nos étudiants et comment nous organiser pour y répondre au mieux ? Quels emplois le marché du travail offre-t-il aux labellisés et comment notre modèle de formation estil
perçu par les entreprises ?

L’autre enjeu d’importance est celui de la contribution du réseau à la réduction des inégalités d’accès à l’enseignement supérieur en général et de l’inégale représentation des groupes
sociodémographiques dans les différentes disciplines et spécialités, en particulier. La question est complexe car les dimensions de l’inégalité sont multiples (inégalités territoriales, sociales, de genre, etc.) et parce qu’il est toujours difficile de distinguer ce qui relève des choix volontaires de tel ou tel groupe de ce que les contraintes spécifiques à chaque groupe lui imposent. Si ces objectifs sont louables, ils requièrent un ingrédient majeur : des données de qualité. A ce titre, une première source d’information dont nous disposons est le suivi annuel des étudiants de CMI, tel qu’exigé par l’Agence Nationale de la Recherche. Ces données incluent des informations utiles qui ont d’ailleurs été exploitées pour fournir les résultats cités plus haut, même si on peut regretter l’absence d’indicateurs plus fins quant à la scolarité passée ou quant à la catégorie socioprofessionnelle des parents. L’idéal serait donc que nous disposions également des données émanant des services de la scolarité des établissements (type APOGEE).

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